Qualité, indépendance et intégrité sont les fondements de l’audit. La meilleure stratégie pour gagner et garder des mandats consiste à maintenir sans compromis à un haut niveau la qualité des services et de l’audit. Cette volonté ne doit être entamée ni par la pression concurrentielle ni par le surcoût attribuable à la sévérité de la réglementation.
Le marché de l’audit est mature et sujet à une concurrence féroce, ce qui limite la croissance organique. Le droit de la concurrence ne permet pratiquement pas de fusions ou acquisitions, d’autant que des institutions importantes telles que la commission UE estiment que la concentration du marché est déjà trop forte aujourd’hui. Bien entendu, nous avons l’ambition de gagner des mandats d’audit supplémentaires et visons, à cet effet, aussi bien de grandes entreprises publiques que le segment des PME. Nous ne perdons toutefois pas de vue que notre objectif est aussi de fournir un audit porteur de plus-value à nos clients existants.
La meilleure stratégie pour maintenir ou élargir des relations clients, mais aussi pour gagner de nouveaux mandats, consiste à maintenir sans compromis une qualité des prestations et de l’audit au niveau le plus élevé possible. Nos efforts sont payants. Au cours du dernier exercice, nous avons gagné des mandats très attrayants, tant dans le segment des entreprises cotées que dans celui des entreprises non cotées. Mais ce qui nous rend sans doute encore plus fiers de notre stratégie de qualité est le fait d’avoir conservé pratiquement tous les mandats qui avaient été remis au concours.
Nous voyons un grand potentiel du côté des services proches de l’audit. Il s’agit notamment des Risk Assurance Services qui comprennent la gestion et l’optimisation de systèmes d’information en matière de risques, de contrôles et de sécurité, ainsi que la meilleure conception possible d’autres procédures et contrôles opérationnels. Nous constatons ici un grand besoin d’agir. En effet, après l’introduction des systèmes de contrôle interne, de nombreuses entreprises doivent relever le défi de réunir les contrôles dans le secteur financier et le domaine opérationnel, de les optimiser et de les automatiser. Le secteur des Accounting and Financial Reporting Services est également très demandeur. Nous épaulons les clients désireux de changer de référentiel pour leurs comptes annuels, que ce soit pour passer aux Swiss GAAP RPC, aux IFRS ou aux US GAAP. Voici des années également que nous fournissons des services en matière d’audit interne dans le cadre d’une externalisation partielle ou totale, solution très efficiente et bon marché pour nos clients.
Les clients de notre division Audit ont un avantage: nous connaissons déjà bien leur entreprise. Nous sommes ainsi capables de bâtir sur nos connaissances sans investir de gros moyens, ce qui leur garantit un service de qualité élevée à un coût relativement modeste. Il existe toutefois un certain nombre de prestations que, pour des raisons d’indépendance, nous n’offrons pas ou seulement de manière très restreinte à nos clients audit. C’est le cas, par exemple, lorsque nous apportons notre soutien à la direction d’une entreprise qui veut introduire des systèmes informatiques. Nous destinons ce service essentiellement aux clients non-audit.
Elle est indispensable. Depuis l’édiction de la loi Sarbanes-Oxley aux États-Unis il y a environ dix ans, l’objectif général est d’accroître la qualité de l’audit. Les autorités de surveillance sont tenues de la contrôler. Pour répondre à cette obligation, elles agissent à deux niveaux: celui de l’organisation et des procédures de l’entreprise et celui du déroulement des mandats. PwC Suisse vient juste de subir un tel contrôle. L’Autorité fédérale de surveillance en matière de révision et le Public Company Accounting Oversight Board américain, le PCAOB, ont, dans le cadre de la première «joint inspection» en Suisse, procédé à un contrôle de qualité de notre entreprise et d’un certain nombre de ses mandats. Les résultats ne sont pas encore connus.
La pression de la concurrence est une chose, les exigences formelles des normalisateurs qui conduisent à un investissement plus élevé dans l’audit en sont une autre. En d’autres termes: nous investissons le même nombre d’heures, voire davantage, que dans le passé, mais ne réalisons pas pour autant un volume d’honoraires plus élevé. Bien entendu, la pression sur les marges est énorme. Pourtant, faire des concessions sur la qualité des services et de l’audit n’est pas même envisageable à nos yeux. En agissant ainsi, nous mettrions non seulement notre réussite à long terme en jeu, mais aussi notre éthique professionnelle. Nous refusons tout compromis, tant dans l’acceptation des mandats que dans la qualité de nos prestations. Nous concevons la qualité comme la base de notre succès futur.
Accroître l’efficience est effectivement le meilleur moyen de défendre nos marges. Nous avons beaucoup fait en la matière. L’année dernière, nous avons introduit le nouveau logiciel d’audit AURA et l’avons utilisé pour la plupart des mandats. Un gros investissement qui sera rentable. AURA est un élément de l’«Audit Transformation Programme». Nous avons également commencé à centraliser certaines étapes formelles du travail. À Berne, il existe depuis un an un Service Delivery Centre dont l’équipe spécialisée se charge de certaines activités administratives. Cette standardisation ne réduit pas seulement les coûts mais garantit constamment un niveau élevé de qualité.
Dans tous les cas. Je suis convaincu qu’un échange continu avec l’auditeur permet à la direction d’une entreprise d’identifier plus clairement les chances et les risques et, donc, d’agir plus rapidement. L’entreprise peut profiter de l’expérience de l’auditeur et améliorer ainsi la qualité de ses procédures internes et de ses comptes. Une entreprise ne peut que tirer avantage d’une attitude critique et tenace de la part des auditeurs.
