PwC poursuit l’expansion du Conseil juridique et fiscal, en particulier dans les domaines de conseil Transfer Pricing, ressources humaines, comptabilité financière et comptabilité des salaires. Au niveau régional, la Suisse romande présente des opportunités de croissance supérieures à la moyenne.
«La mobilité actuelle soulève de nombreuses questions pour les entreprises.»
Entretien avec Andreas Staubli, responsable de la division Conseil juridique et fiscal,Il y a des nuances selon les prestations, les régions et les segments de clientèle. Nous avons énormément investi dans les secteurs identifiés par nos analyses de marché comme secteurs de croissance. Le recrutement de nouveaux collaborateurs qualifiés a fait l’objet d’investissements particulièrement importants. Mais nos efforts sont aussi influencés par l’évolution du marché, qui joue un rôle non négligeable.
En Suisse romande particulièrement, où nous avons fortement renforcé notre position, et j’en suis très fier. Le Conseil juridique et fiscal y a enregistré une croissance de 15% l’année dernière. Nos activités de conseil fiscal classique ont notablement progressé dans cette région, alors que ce n’est pas le cas en Suisse alémanique. À nos yeux, l’implantation dans la région lémanique de nombreuses entreprises aux activités internationales représente un grand potentiel. Et nous disposons d’un avantage important en Suisse romande, celui d’offrir sur place une gamme complète de prestations.
Les Human Resources Services. Nous avons étoffé cette unité en prestations de conseil supplémentaires, par exemple en matière de processus HR et de gestion des talents. Nous offrons désormais une gamme complète dans le Human Resources Consulting, souvent en collaboration étroite avec les collègues du Conseil économique. La mobilité actuelle soulève en effet un grand nombre de questions pour les entreprises, concernant aussi bien les autorisations de travail que les systèmes de rémunération, la fiscalité des collaborateurs expatriés ou les assurances sociales. Ceci nous amène à un deuxième domaine à forte croissance: la comptabilité financière et des salaires. De nombreuses PME recherchent un soutien dans ce domaine. Raison pour laquelle nous offrons, depuis l’année dernière, la plate-forme de services «WebAccounting»: nos clients peuvent accéder à leur comptabilité par le biais d’un portail en ligne et déterminer les travaux qu’ils souhaitent effectuer eux-mêmes – par exemple les écritures – et ceux dont PwC doit se charger, comme les clôtures annuelles.
Nous voulons renforcer notablement notre conseil juridique. Dans les cinq années à venir, nous entendons augmenter de manière significative son volume d’affaires et positionner PwC – en Suisse et dans le monde – comme le réseau de conseil juridique leader. Nos priorités sont le conseil juridique lors de transactions, en matière de droit des sociétés et de propriété intellectuelle ainsi que toutes les questions juridiques liées au domaine IT. Nous prévoyons par ailleurs de renforcer encore nos compétences dans le secteur des Human Resources Services en élargissant, au cours de l’exercice 2011/2012, notre conseil aux caisses de pension. Les difficultés auxquelles se heurtent nos clients internationaux lors de la conception transfrontalière de plans de pensions nous confortent dans notre intention.
Elle est décisive. Les entreprises sises à l’étranger génèrent un formidable élan de croissance. Nous investissons beaucoup dans ce segment de clientèle, élargissons nos «Swiss Desks» à l’étranger et entretenons des échanges intenses avec les collaborateurs des différentes sociétés nationales du réseau de PwC. Par exemple, nous avons depuis peu un associé sur place en permanence à New York. Nous avons également renforcé notre action destinée à promouvoir la place économique suisse en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Chine, au Japon et au Brésil. Nous voulons ainsi expliquer à nos partenaires commerciaux l’attrait de la Suisse en tant que centre régional et lieu d’implantation pour les administrations de groupes.
Absolument. D’ailleurs, un nombre croissant d’entreprises de Suisse sont confrontées à ces questions, car la tendance à implanter les sièges européens en Suisse se poursuit. Nous espérons que la force du franc ne la freinera pas trop. En matière de TVA transfrontalière, les entreprises concentrent leur attention sur les processus IT car elles souhaitent établir leurs décomptes de TVA avec la plus grande efficience possible. PwC leur apporte un savoir-faire combiné sur les questions de TVA, de présentation des comptes et de technologie.
Les exigences en matière de documentation des prix de transfert sont très élevées. Les questions à ce sujet se compliquent, surtout lorsqu’il s’agit de procédures d’arbitrage en vue d'accords sur une définition correcte des prix entre les différents pays. Nous tablons sur une nette augmentation des litiges dans ce domaine. Je ne peux que conseiller à de nombreuses entreprises de conclure un Advance Pricing Agreement avec les administrations fiscales lorsqu’elles se lancent dans des transactions transfrontalières importantes, afin d’éviter de mauvaises surprises.
Il y a plusieurs raisons à cela: comme je l’ai déjà dit, le marché joue aussi un rôle. Prenons le secteur des transactions, encore très morose jusqu’en mars. Ces derniers mois, PwC a cependant eu la possibilité d’accompagner plusieurs grosses transactions. Nous avons bon espoir que le marché des F&A poursuive sur sa lancée. Mais nous savons que le marché des devises et celui des actions pourraient y faire obstacle.
Nous ne sommes pas entièrement satisfaits de l’évolution de nos affaires dans le conseil fiscal classique, exception faite de la Suisse romande dont nous avons parlé. En Suisse alémanique, nous n’avons pas pu atteindre de croissance dans ce domaine durant le dernier exercice. Au contraire: la mauvaise situation économique et la cherté du franc suisse ont fortement pesé sur ce secteur-clé de notre activité. Les nouveaux mandats que nous remportons découlent essentiellement des modifications réglementaires ou de l’arrivée d’entreprises étrangères en Suisse, c’est-à-dire aussi en Suisse alémanique. Nous avons toutefois pu compenser la tendance à la baisse dans ce domaine d’activité par la croissance dans d’autres secteurs.
